C'est quoi, un Nymphée... ?

Les Nymphes sont des créatures de la mythologie, jeunes filles en âge d'être mariées, et qui personnalisaient la nature et ses ressources. L'une d'elles, poursuivie par le Dieu Pan, lui échappa en se réfugiant dans une grotte et en se transformant en source.

Dès lors, les Nymphées deviennent des sanctuaires dédiées aux Nymphes : grottes naturelles ou artificelles, dont le décor intérieur s'inspire et se construit autour de la présence de l'eau : sources, fontaines coquillages, jeux d'eau divers et variés, fixes ou en mouvement.

Le Nymphée de Gerbéviller

Assez courants en Italie, les Nymphées sont constructions rares en France (une dizaine). Celui de Gerbéviller, en tant que Nymphée d'eau, est unique. Sa construction a été demandée par Charles-Emmanuel de Tornielle, premier Marquis de Gerbéviller et surintendant de la maison d'Henri II, au début du XVIIe siècle. Cette fonction auprès du Duc de Lorraine l'amène à signer le paiement de la construction du Nymphée (aujourd'hui disparu) du palais ducal à Nancy. On devine la suite : le Marquis fait appel aux ouvriers présents pour construire un Nymphée dans son propre parc. Les travaux auront lieu vers les années 1620.

Le Nymphée de Gerbéviller est constitué de 3 grottes creusées à flanc de coteau, et ornées d'un décor très élaboré de coquillages et de stalactites. Une double volée d'escaliers, de chaque côté, mène au belvédère aménagé au sommet. Quatre statues décorent la façade : Pomone, Poséidon, Amphitrite et Cérès. Le décor d'eau était fait de petites cascades, fontaines, jeux divers à l'extéreur comme à l'intérieur du monument.

Le temps a fait son œuvre, le bâtiment a besoin d'une rénovation complète (y compris les décors intérieurs et les jeux d'eau). C'est l'objectif que nous nous sommes fixé pour les années à venir.

Pour en savoir plus

Un article de Charles d'ARENBERG relatif au Nymphée de Gerbéviller et a sa restauration, a été publié en décembre 2009 dans le Pays Lorrain, le journal trimestriel de la Société d'Histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain. Vous pouvez consulter le texte de cet article en cliquant ici.

Illustration à droite : gouache de Thierry BOSQUET, de l'intérieur du Nymphée tel qu'il pourrait être après restauration.